Portraits

Sophie, 34 ans, ex-RH : "J'ai lancé mon SaaS en vibecoding en 3 semaines"

VibeBlog · 18 avril 2026

Le déclic

Sophie travaillait en RH dans une boîte tech parisienne. Son quotidien : jongler entre 4 outils différents pour suivre les candidatures, organiser les entretiens et communiquer avec les managers. "Je passais plus de temps à copier-coller entre mes outils qu'à faire mon vrai travail — recruter des gens."

En janvier 2026, elle tombe sur une vidéo de quelqu'un qui construit une application web en live, en parlant à une IA. "J'ai regardé pendant 20 minutes, bouche bée. Cette personne venait de construire en une heure ce que mon entreprise payait 15 000 euros par an à un éditeur."

Les premiers pas

Sophie ne connaît rien au code. Zéro. Elle commence par Lovable, "parce que l'interface était la moins intimidante." Ses premiers prompts sont maladroits : "Fais-moi un site pour gérer les candidatures." Le résultat est médiocre.

"Le tournant, c'est quand j'ai compris que la précision du brief détermine la qualité du résultat. J'ai commencé à écrire mes prompts comme des specs de projet — avec des User Stories, des critères d'acceptation, des contraintes techniques. Là, ça a débloqué."

TrackMyHires prend forme

En 3 semaines de travail le soir et le week-end, Sophie construit TrackMyHires : un outil de suivi de candidatures avec pipeline Kanban, scoring automatique des CV, et envoi groupé d'emails personnalisés.

"Le Kanban, je l'ai fait avec Lovable. Le scoring CV, j'ai utilisé Claude directement via l'API — j'ai trouvé un tutoriel sur... VibeBlog, justement. Les emails, c'était Cursor pour coder l'intégration."

Le stack final : React frontend, Supabase backend, déployé sur Vercel. Coût mensuel d'infrastructure : 0 euro (free tiers).

Le lancement

Sophie poste sur LinkedIn. "Mon premier post a fait 12 000 vues. Des RH de toute la France me contactaient pour tester l'outil." En un mois, 200 inscriptions. 15 clients payants à 19 euros/mois.

"285 euros de MRR le premier mois. C'est rien comparé à mon salaire, mais c'est de l'argent que mon produit génère. C'est une sensation totalement différente."

Ce qu'elle a appris

Le vibecoding ne remplace pas la réflexion. Il remplace le temps de développement. Vous devez toujours savoir ce que vous construisez et pourquoi. L'IA est un exécutant brillant mais un architecte médiocre.

Sophie a depuis quitté son CDI. TrackMyHires est en croissance. Elle apprend maintenant les bases du code "pour comprendre ce que l'IA produit, pas pour coder moi-même."

"Mon conseil pour les gens comme moi ? Commencez par un problème que vous connaissez mieux que quiconque. Ne construisez pas une 'app IA' abstraite. Construisez la solution au problème qui vous empêche de dormir."

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